Comparateur Agricole : L’agriculteur de demain est celui qui commercialise

Communiqué de presse

A l’heure d’une instabilité croissante des marchés, d’une réglementation plus contraignante et d’une pression sociétale plus forte, les agriculteurs doivent reprendre le contrôle de leurs exploitations, faire évoluer leurs pratiques et commercialiser leurs productions. 300 agriculteurs, en grande majorité céréaliers stockeurs, étaient présents à la 3ème réunion de fin de campagne de la plateforme de négoce en ligne le jeudi 13 juin à Châteaudun pour s’interroger sur l’avenir de leur métier, partager les évolutions et perspectives et « prendre le contrôle ». Une conviction portée par Comparateur Agricole et partagée par les intervenants et les agriculteurs présents lors de cette soirée placée sous le signe de l’innovation par la jeune entreprise.


Hausse modérée pour le marché du blé

« Dans les années 80, la production agricole représentait 12% des emplois en France. Aujourd’hui c’est seulement 5% » présente Thibaud Pesquet, analyste marchés chez Comparateur Agricole. Il a examiné de près le récent Rapport du Sénat sur l’agriculture française, rapport qu’il juge « préoccupant ». « Le Brésil a une capacité de production de plus en plus importante, l’Union Européenne ne fait rien pour contrôler les importations. Résultat, en 10 ans, la France a perdu 2 points sur le commerce agricole mondial » explique-t-il.

 « Face à une sur-réglementation sur le plan environnemental pour les agriculteurs français, on s’aperçoit qu’entre 20 à 25% des produits agroalimentaires importés ne répondent pas aux normes sanitaires françaises ». De quoi inquiéter sérieusement les agriculteurs français.

Afin d’accompagner les agriculteurs dans la vente de leurs productions et dans l’achat de leurs engrais et semences, Comparateur Agricole s’appuie sur des analyses marché basées sur les chiffres mondiaux des cours des céréales. Si 37% des agriculteurs présents pensent que les cours vont augmenter, ils sont 40% à ne pas avoir d’avis.

« Nous évoluons dans un marché mondial et complexe où de nombreux facteurs influent sur les cours des céréales. Conditions météo, géopolitique, réglementations évoluent sans cesse et pèsent sur les cours mondiaux » explique Thibaud Pesquet. « Actuellement les USA produisent moins de maïs, il va donc y avoir un déficit et une diminution des stocks de maïs. Mais ce déficit sera comblé par une demande plus forte en blé. La Russie devrait bénéficier d’une bonne récolte de blé, d’autres pays comme l’Argentine talonnent de près la France et donc le blé français va être pénalisé. Toutefois, le potentiel marché est encore à la hausse même si celle-ci reste modérée » conclut-il.


La rentabilité des exploitations se dégrade

Vincent Bouteleux, directeur des territoires Eure-et-Loir et Essonne et du développement de CerFrance constate une dégradation de la rentabilité des exploitations sur la production de blé avec des marges de moins en moins importantes. D’ailleurs, un tiers des agriculteurs présents répondent que depuis 14 ans, les années où les produits n’ont pas couvert les charges représentent entre 4 et 6 années.  Avec un seuil de rentabilité situé entre 130 et 170 €/T pour 70% des agriculteurs répondants, on s’aperçoit que le rapport prix d’équilibre/cours du blé est de plus en plus tendu et cela se ressent sur la rentabilité des exploitations. « Depuis 4/5 ans les produits ont tendance à stagner et les marges sont moins importantes » confirme Vincent Bouteleux.

« Après deux mauvaises années en 2009 et 2016, les produits ont augmenté entre 2017 et 2018 mais la courbe générale est descendante depuis 2012. Le prix moyen du blé est de 140/150 €/T ce qui n’est pas toujours au-dessus du prix d’équilibre ». « Une réglementation plus contraignante (Loi des 3R, séparation conseil/vente ) participe à rendre le marché plus instable et les prix des fournitures vont augmenter pour les utilisateurs finaux » rajoute Paul Robert. D’ailleurs 62% des agriculteurs pensent que l’impact de la séparation vente/conseil sera négatif pour leurs exploitations. Dans ce contexte d’instabilité, de stagnation des rendements et de hausse des charges, il est primordial de sécuriser les exploitations et d’anticiper les changements en modifiant ses pratiques : 29% des agriculteurs interrogés annoncent vouloir changer leurs pratiques culturales et opter pour le semis direct sous couvert.


Oser de nouveaux modes de production 

« Si l’on doit arrêter le glyphosate il faut privilégier l’enchaînement des cultures sous couvert permanent ». A 34 ans, Paul Robert est le fondateur et gérant de Novalis Terra, société de conseil en agronomie, Agriculture de Conservation des Sols et biosolutions. Convaincu que la course du « plus d’intrant pour produire plus » fragilise les exploitations, cet ingénieur agronome et ancien conseiller technique de négoces porte un regard novateur sur les pratiques culturales et prône une agriculture basée sur la performance du vivant et la fertilité biologique des sols. Il présente l’intérêt du semis direct sous couvert végétaux pour réduire les charges de l’exploitation.  « Le changement climatique se fait de plus en plus sentir, on constate des problèmes de fertilité des sols qui commence à baisser, une pression sociétale plus forte, notamment sur le glyphosate et les pesticides, des rendements qui stagnent, une hausse des charges de mécanisation, des coûts de désherbage, l’impact du salissement… tous ces constats posent la question de la durabilité des modèles actuels » explique Paul Robert. Il présente l’Agriculture de Conservation des Sols et le semis direct sous couvert comme des pratiques permettant de diminuer la dépendance aux intrants et aux charges de mécanisation tout en favorisant l’activité biologique des sols.


3 ans, 300 agriculteurs et 300 000 T collectées :  l’année des 3 pour Comparateur Agricole.com 

« C’est l’année des 3 pour Comparateur Agricole explique Pierre-Antoine Foreau, Président Fondateur. 3 années d’existence pour la jeune entreprise, 300 agriculteurs présents à la soirée et objectif de 300 000 tonnes de céréales collectées pour la prochaine campagne. « Il y a trois ans, il était impossible de vendre des céréales en ligne. C’est désormais chose faite ! » se félicite le jeune dirigeant qui poursuit « seulement 10% des entreprises de type startup passent la 3ème année, et bien nous y voilà ! ». Forte de ses 18 collaborateurs, Comparateur Agricole ne compte pas s’arrêter là.  « Au départ, nous collections 15 000 tonnes par an, puis 15 000 T par trimestre puis 15 000 T par mois pour atteindre un pic à 15 000 T par semaine dernièrement. Nous avons plus de 5 000 inscrits sur le site et 98% de nos clients continuent de travailler avec nous après 3 ans, preuve de leur satisfaction et de leur confiance ». La prochaine étape pour Comparateur Agricole est la mise en place d’un service logistique dédié afin d’atteindre l’objectif de 300 000 T collectées par an. « Nous savons que la logistique est la clé de la réussite, nous sommes en train de structurer ce service afin d’assurer une collecte et un transport les plus performants possibles ». Pierre-Antoine Foreau conclut en rappelant les valeurs de l’entreprise : pragmatisme, transparence, qualité, innovation et simplicité.


À propos de Comparateuragricole.com

Première plateforme de négoce agricole en ligne, comparateuragricole.com permet aux agriculteurs de vendre leurs récoltes de céréales et d’acheter leurs engrais et semences de manière simple et rapide. Créée en 2016 par Biagri, l’entreprise est dirigée par Pierre-Antoine Foreau et Vincent Guilhem De Pothuau.

Pour en savoir plus : www.comparateuragricole.com


Contacts presse

Pour l’agence Communicante :
Véronique Tixier : veronique.tixier@communicante.fr – 06 43 11 59 12
Véronique Spaletta : veronique.spaletta@communicante.fr – 06 87 19 07 09

Communiqué de presse téléchargeable : Comparateur Agricole : L’agriculteur de demain est celui qui commercialise

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