Edito newsletter 6 : Education à l’alimentation, quel levier est-elle pour la transition ?

Edito newsletter 6 : Education à l’alimentation, quel levier est-elle pour la transition ?

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Je suis ce que je mange.

Vibrations Slider NL6

©agence Communicante

Je suis ce que mange.

Mon alimentation est le reflet de qui je suis : ma culture, mon âge, mon activité physique, mes convictions, mes engagements, mais aussi mes croyances, mon état mental et le soin que je me porte à moi-même.

L’alimentation est une composante de nos identités.

Dans la transition climatique, économique, agricole et sociétale qui se joue, l’éducation à l’alimentation tient une place clée, à la fois centrale et socle. Centrale car le comportement alimentaire est un levier individuel et collectif fort pour générer du changement à tous les niveaux. Faire bouger demande de faire bouger l’offre. Et socle, car pour choisir ses habitudes alimentaires en conscience, il faut comprendre. La production agricole, la transformation, la distribution, leurs impacts et leviers économiques et environnementaux, il faut comprendre la nutrition, le fonctionnement physiologique du corps, il faut comprendre la cuisine, les goûts, les cuissons, et bien d’autres savoirs culinaires.

Dans trois semaines se tiendra la 4ème édition des Journées Nationales de l’Agriculture, événement d’ouverture et de partage dédié à l’éducation alimentaire. Des dizaines d’acteurs, agriculteurs, coopératives, PME de l’alimentation, associations, se mobiliseront pour sensibiliser le public à l’importance d’adopter des comportements alimentaires sains et qualitatifs ; pour attiser la curiosité par la découverte de produits nouveaux ou méconnus : pour aider à mieux comprendre le circuit de transformation qui mène du champ à l’assiette ; pour prévenir la néophobie fréquente chez les enfants en leur donnant à voir, toucher et goûter les produits qui sont à la base d’une alimentation équilibrée ; pour éveiller les consciences face aux défis et enjeux du monde agricole, tels que le développement des circuits courts et la préservation de la biodiversité.

Au cours des trois prochaines semaines, à travers le média Vibrations communicantes, nous vous proposons d’explorer, de prendre de la hauteur et de rentrer en résonnance avec les questions liées à l’éducation alimentaire.

Nicolas Chabanne, fondateur de « C’est qui le patron ?! » et parrain de l’événement, partagera son regard sur l’éducation au prix. Amandine Toulza, agricultrice et autrice du blog Terrattitude, témoignera de l’importance de la pédagogie autour de la production et du sens de son métier : nourrir. Pierre Feillet, directeur de recherche émérite à l’INRAE, amènera un regard historique, sociologique et contemporain sur les enjeux de l’éducation alimentaire. Enfin, le podcast « Ondes Immersives » vous révèlera les résultats de la grande consultation « Comment sensibiliser et éduquer nos enfants à mieux manger ? » par le témoignage d’experts et de consommateurs… de tous les âges.

Plongez avec nous au cœur de ces sujets à travers le regard de Vibrations communicantes pour ressentir, partager et (faire) bouger à nos côtés !

Véronique Spaletta et Caroline Chadal, directrices associées de l’agence Communicante

Gilles Maréchal, directeur d’Agridemain

Rémy Leclercq, directeur général de Make.org foundation

Pour devenir le premier département à atteindre la neutralité carbone, le Département de la Mayenne a misé sur la préservation et le développement du bocage. L’agence Communicante l’accompagne dans la réflexion et la construction de cette démarche.

Le Département de la Mayenne aspire à devenir pionnier en neutralité carbone. Et cela passe notamment par la préservation et le développement de ses haies bocagères. Pour cela, le département a la volonté de rassembler tous les acteurs du bocage pour construire une démarche réaliste et durable.

Une première étape de réflexion commune, qui vise à proposer des messages capables de modifier les comportements des publics cibles en faveur de la pérennité du bocage.

Pour atteindre cet objectif, les facilitatrices1 de l’agence ont construit une méthodologie de travail pour impliquer tous les partenaires dans cette démarche de réflexion. Le but de ce dispositif de réflexion est de prendre en compte le point de vue de chacun, et que chacun puisse comprendre la vision des autres.

La facilitation permet de prendre en compte les avis des participants afin d’atteindre une vision commune et partagée de tous.

Au cours de ces réunions de groupe, Joëlle a ainsi eu recours à des méthodes de facilitation, déployées dans un cadre favorable et optimal pour le déploiement de l’intelligence collective. Les intervenants étaient ainsi libres d’exprimer leurs avis, tout en écoutant ceux des autres. Ces échanges constructifs visant à faire avancer la réflexion vers un but commun. Le rôle de la facilitatrice est alors clé pour cadrer le débat et veiller au bon déroulement de ces rassemblements. La facilitation passe aussi par des outils qui favorisent la parole et l’ouverture : dessin, travail de groupe, échange collectif, mise en commun… Le tout minuté pour atteindre l’objectif dans le temps imparti.

Chaque séance de facilitation est articulée autour de différents ateliers permettant de faire émerger les visions individuelles qui serviront la réflexion collective.

En parallèle, Joëlle a mené une phase d’écoute auprès des acteurs du bocage (agriculteurs, citoyens, élus, …) pour comprendre leur perception du bocage mayennais. L’objectif de ces entretiens qualitatifs étaient de pouvoir construire in fine des messages qui incluent la perception de toutes les cibles.

Enfin, un travail de synthèse des données a été nécessaire pour poser les fondements des messages de communication.
Un travail qui a également permis de partager toutes les connaissances acquises, à l’ensemble des acteurs du projet.

Un temps de restitution et de partage collectif est nécessaire pour comprendre les avis de chacun.

En collaboration avec l’équipe de Communicante, le Département de la Mayenne a non seulement renforcé la dynamique de groupe autour de cette ambition de neutralité carbone, mais a également établi une base solide pour la création de messages de communication, qui serviront aux campagnes de promotion du bocage.

TAM-TAM : Communicante au salon de l’agriculture

TAM-TAM : Communicante au salon de l’agriculture

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Nous serons là, pour porter les messages du monde agricole, au SIA

Communicante au SIA

© SIA 2024 – P.Parchet

C’est à ce moment que Communicante prend toute sa dimension !

Pendant ces quelques semaines qui précèdent le Salon de l’agriculture, puis pendant toute la durée du 1er salon de France, notre équipe est mobilisée pour faire le lien entre le monde agricole et son public.

Le sens de notre action a toujours été de faire découvrir le meilleur de l’agriculture, mais aussi d’accompagner son évolution, au service des citoyens-consommateurs et de tous les enjeux énergétiques, climatiques, alimentaires et économiques que notre société doit traverser. Notre mission prend encore plus de sens cette année, lors de cette édition où le monde agricole porte plus que jamais l’envie de changer.

Nous serons là, pour porter, avec les 8 clients que nous accompagnons dans leur prise de parole au SIA, les sujets gestion de l’eau, agronomie et connaissance du sol, gestion des ressources forestières, AgTech, intelligence artificielle, filière laitière, responsabilité sociétale, nouveaux modèles économiques, circularité, recyclage des déchets d’agrofourniture, incubation et leadership entrepreneurial mais aussi dynamique territoriale, sauvegarde de races locales et savoir-faire fromager !

Au plaisir de vous y retrouver !

Véronique, Caroline, Joëlle, Cécile, Manon, Charlotte, Victor, Léa, Zoé, Antoine, Anita

On frissonne pour : ces artistes-influenceurs engagés sur Instagram

On frissonne pour : ces artistes-influenceurs engagés sur Instagram

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TOP 8 des artistes-influenceurs engagés en faveur de la transition écologique sur Instagram. 

Stravito Vibrations communicantes

© Unsplash

Des influenceurs soucieux de la planète, ça existe ? Oui et aujourd’hui, on vous embarque sur Instagram dans le monde créatif et engagé de 8 artistes Français et internationaux qui mettent leur talent au service de la transition écologique. Des démarches originales, pleines de sens et sources d’émerveillement pour éveiller les consciences. A vos comptes, prêts, agissez !

1. @monsieur_plant : Le magicien du Green

Monsieur Plant, c’est un peu le David Copperfield du végétal. Il transforme les plantes en œuvres d’art captivantes. Sculptures végétales, fresques botaniques, suivez-le pour une dose quotidienne de vert dans votre flux Instagram !

 

2. @saype_artiste : des œuvres pour impacter les mentalités, sans impacter la nature

Saype, c’est l’artiste qui fait du sol ses toiles. Il nous rappelle que l’art peut être éphémère, tout comme la nature. Des œuvres monumentales qui donnent envie de prendre soin de notre belle planète mais aussi de ses habitants.

3. @jennykendler : Percutante et rebelle

Jenny Kendler milite et choque au travers de ses réalisations. Avec son œuvre « se prélasser face à l’inondation », elle dénonce l’inaction. Une artiste qui crie haut et fort pour mettre le monde en transition.

4. @marcos____acosta : Ceci n’est pas une photo mais bien une peinture !

Les canyons spectaculaires de Marcos et les sommets de montagnes déchiquetés sont interrompus par des lignes abstraites qui annoncent l’impact de notre arrivée dans ces espaces. Bien que nous fassions partie de la nature nous-mêmes, ces formes linéaires redonnent une dose d’humilité à l’homme.

5. @vonwong : Le photographe du changement climatique

Benjamin Von Wong est un talentueux photographe qui attire l’attention sur les enjeux du changement climatique. Des images percutantes qui font réfléchir et agir. Suivez-le pour un voyage visuel au cœur des défis environnementaux.

6. @michaelbeerens : le monde sous-marin et le graffiti

Si vous êtes passionné par l’océan, suivez de ce pas Michael Beerens. Cet artiste engagé reconnecte l’urbain à la mer. Personnalité au contact du public, il s’investit également auprès des écoles pour proposer des ateliers mêlant art et sensibilisation à l’écologie marine.

7. @fabiopetani : le graffiti avec un style écolo

Fabio Petani, street artist italien, redéfinit le graffiti. Ses fresques aux couleurs éclatantes portent des messages sur la biodiversité et l’urgence écologique. Suivez-le pour un street art au format XXL qui a du sens !

8. @damienjalet : un pas de côté

Damien Jalet, c’est le danseur qui a fait de la transition écologique son pas de danse préféré. Avec ses performances chorégraphiques saisissantes, il illustre les enjeux de notre planète de manière profonde et poétique. Un compte à suivre pour des ballets envoutants et des instants suspendus « hors du temps ».

Peindre, dessiner, sculpter, photographier, danser… ces artistes ont un point commun : délivrer un message fort autour de la prise de conscience environnementale en faisant connaître leur démarche au plus grand nombre. 

Allez liker et partager ces profils ! 🌍🎨

Ça bouillonne : Agitons nos neurones avec un philosophe et une historienne de l’art

Ça bouillonne : Agitons nos neurones avec un philosophe et une historienne de l’art

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Art, émerveillement et transition écologique

Nouvelles méthodes d'écoute Vibrations communicantes

Orchidées et oiseau-mouche, huile sur toile, Martin Johnson Heade

© Museum of Fine Arts, Boston. All Rights Reserved.

L’art et l’émerveillement participent-ils au processus de transition écologique ? Pour répondre à cette question, j’ai eu envie d’écouter des voix inspirantes qui m’ont fait vibrer au fil de leurs écrits. Charles Pépin avec son livre « Quand la beauté nous sauve » nous fait (re)découvrir les bienfaits de la beauté. Estelle Zhong Mengual dans son ouvrage « Apprendre à voir » nous exhorte à aller au-delà du « voir » pour ne pas limiter notre environnement à un simple décor de vie.

Quand la beauté nous sauve… voilà un titre bien mystérieux. Nous sauve de quoi ? En réalité, il s’agit là d’une réflexion philosophique sur l’émotion esthétique. Charles Pépin nous explique en quoi la beauté nous fait du bien. Pour le philosophe, la beauté est tout sauf superficielle. Vous vous arrêtez comblé devant un champ de blé éclairé par les derniers rayons de soleil d’une fin de journée ? Vous frissonnez devant ce tableau de Van Gogh ? Pas besoin de critères pour se justifier. Votre émotion suffit à votre jugement. Chaque fois que la beauté nous touche, elle nous réapprend à nous faire confiance. Et plus encore : apprécier la beauté nous conduit à sortir de notre individualisme, à nous ouvrir au monde et « apprécier » ce qui n’est pas soi. Le philosophe nous invite également à accueillir le mystère du beau : être émerveillé, c’est accepter de ne pas chercher à vouloir tout expliquer. Alors, porter un regard ébloui sur l’existence et le savourer tel quel, n’est-ce pas déjà un premier pas vers une prise de conscience écologique ? En affirmant cela, je vais au-delà des propos de Charles Pépin. Mais même si je le ressens profondément, je dois bien reconnaitre que c’est loin d’être suffisant pour conduire à une réelle transition écologique.

Alors, poursuivons notre exploration en allant voir ce que dit une historienne de l’art. Estelle Zhong Mengual dans son livre « Apprendre à voir » cherche à nous ouvrir les yeux sur un monde, le monde des vivants, pour lequel nous sommes aveugles nous dit-elle. L’histoire de notre civilisation a placé l’homme supérieur à la nature, et l’histoire de l’art n’a pas échappé à cette conception. En effet, dans de très nombreuses œuvres, la nature est bien souvent traitée en allégorie du monde divin ou en simple décor servant à mettre en valeur autre chose. Un modèle qui a fortement contribué à nous mettre à distance de notre environnement. Estelle Zhong Mengual, dans une approche mêlant art et sciences, s’appuie sur les travaux de femmes naturalistes du 19è siècle et de différents peintres pour montrer qu’ils ont réussi à « saisir le vivant dans son abondance de signes et de sens. » Entendez par là les relations d’interdépendances entre êtres vivants. Prenez par exemple ce tableau de Martin Johnson Heade, les orchidées et l’oiseau mouche. Les fleurs et l’oiseau ne sont pas des éléments de décor, mais bel et bien acteurs d’une relation en train de se jouer entre eux trois. Et derrière chaque détail peut se cacher un sens caché. Apprendre à voir, nous dit l’historienne de l’art ce serait faire alliance avec le monde vivant que notre histoire nous a amené à délaisser, apprendre à voir le sens et les interactions entre tous les vivants, et pas seulement entre nous les humains.

En conclusion de ces pérégrinations littéraires il me faut désormais répondre à cette question : l’art et l’émerveillement participent-ils à la transition écologique ? N’avons-nous pas besoin pour cela des ondes positives de Charles Pépin ? Car selon moi, aller vers une transition écologique c’est sans nul doute développer une forme d’empathie et d’ouverture vers le monde que l’émerveillement devant la beauté nous rend capable d’avoir. Et désormais, en harmonie avec Estelle Zhong Mengual, je regarde les tableaux différemment : je songe aux interactions entre êtres vivants, visibles et invisibles, consciente que, nous les humains, ne sommes que des vivants parmi tous les êtres vivants, tous liés et interdépendants.

Tam-Tam : “Designer” la forme d’un aliment

Tam-Tam : “Designer” la forme d’un aliment

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L’influence de la forme sur l’imaginaire et l’usage projeté d’un produit alimentaire : un atelier proposé par Papillote

Stravito Vibrations communicantes

© Brands People – Unsplash

Dans le cadre d’un événement Valorial intitulé “Les 5 sens comme leviers d’innovation pour l’expérience alimentaire”, Papillote a proposé un focus sur l’importance de la forme d’un aliment dans son expérience de dégustation.

Dans le monde du design alimentaire, chaque courbe, chaque contour d’un produit est une invitation à une expérience sensorielle minutieusement orchestrée. Comme le rappelle l’adage « Form follows function », la forme d’un objet ne doit pas simplement plaire à l’œil, elle doit être le reflet de sa fonction. Ou plutôt, elle doit induire sa fonction. Cette relation d’interdépendance, souvent évoquée dans le design industriel, trouve aussi son expression dans l’univers culinaire.

Pour illustrer ce principe, on peut citer la baguette qui, par rapport à la miche de pain, permet une cuisson plus rapide et une découpe plus simple en tronçons à partager. Cette baguette a même évolué jusque dans sa version “épi” dont les portions sont détachables encore plus facilement à la main. Le rêve pour les fans de quignons qui entament toujours la baguette en sortant de la boulangerie !

L’objectif de cet atelier était donc d’explorer la manière dont la forme d’un produit alimentaire peut devenir un vecteur narratif puissant, quand elle est choisie avec cohérence. Pour ce faire, les participants sont devenus eux-mêmes créateurs en façonnant une forme de pain, tout en projetant la manière dont il serait dégusté spontanément. Lors du tour d’horizon des créations, le groupe a été invité à deviner l’usage et le contexte de consommation de chaque création. Une expérience interactive qui a souligné l’importance de l’impact spontané de la forme sur la perception du produit.

Au cœur de cet après-midi d’ateliers, une conclusion a émergé : nos sens ont cette place prépondérante car ils guident l’expérience de dégustation, influencent la gestuelle et provoquent des émotions, créant ainsi des connexions mémorables entre le mangeur et le produit.

Retour en images sur les temps forts de l’atelier :